Vie de l'agence

L’humain dans le moteur

Culture digitale et tech

 

Dans beaucoup d’organisations, le développement est perçu comme une fonction support, un peu à part de l’entreprise. L’appel à la tech est fait pour répondre à un besoin (chiffrage, outil … ) ou pour trouver une solution à laquelle il semble difficile de répondre sans l’import de moyens techniques. Chez Intuiti, depuis un an, une nouvelle organisation du développement a vu le jour. Elle fait de la tech l’un des piliers de la culture d’entreprise. Thomas, Léo et Damien sont à l’origine de cette évolution. Ils se livrent à vous avec sincérité et enthousiasme. Ils nous bluffent chaque jour, à vous d’en profiter aujourd’hui.

« Notre passion pour notre métier nous relie, peu importe le temps que l’on y passe. L’important est de partager des valeurs et une vision commune de ce que la tech apporte aujourd’hui. »

Bonjour à tous les trois. Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?

Thomas Couronné : Je suis développeur full-stack*, responsable du pôle “tech” et CTO de l’agence depuis un an. Marié et heureux papa d’un enfant de 8 ans, Abel.

Léo Fontin : 1,95m et 108kg de muscle. Je suis un développeur front-end* que l’on respecte (sourire). Après un parcours dans différentes agences, j’ai eu l’opportunité de rejoindre Thomas chez Intuiti en septembre.

Damien Huteau : Je suis développeur full-stack, à l’agence depuis octobre. Thomas me connaissait bien, car nous avons travaillé ensemble chez Chronoflex. Il m’a proposé de rejoindre l’agence peu après Léo. Léo n’en a pas parlé, mais nous attendons tous les deux notre premier bébé. Séparément, je précise !

Qu’est-ce que représente la tech dans vos vies ?

TC : Je dirais … un carburant qui permet d’alimenter ma réflexion et ma créativité. Il n’y a pas un moment dans ma journée où je ne pense pas à ce qu’on pourrait faire de plus ou de mieux, et je suis convaincu que la tech peut aider à améliorer ces petits détails du quotidien. Si un truc ne fonctionne pas comme il le faudrait dans ma maison, si quelque chose n’est pas fait de manière efficiente, je vais le régler avec ma vision de développeur. Ma femme est aussi dans le milieu de l’innovation, ce qui n’arrange rien !. Elle et moi discutons beaucoup et on a du mal à débrancher nos cerveaux … A un moment donné, nous avions même monté une entreprise ensemble, car nous souhaitions vraiment aller plus loin dans la satisfaction des besoins clients par l’apport d’une tech fortement intégrée à la stratégie.

LF : Pour moi, c’est totalement l’inverse. La tech est mon métier, point barre. En dehors, je coupe totalement. Chaque jour, j’ai environ deux heures que je peux allouer à autre chose que de la tech, j’en profite donc au maximum pour faire de la musique, travailler sur mon vélo fixie, voir mes amis ou passer du temps en famille.

DH : La tech est un élément important de ma vie, mais ce n’est pas tout. En dehors du boulot, je suis toujours en veille. D’ailleurs, ça pose des problèmes à la maison, car j’ai tendance à faire cette veille aux toilettes et ça peut durer une demi-heure sans problème (rires) ! Plus sérieusement, même si c’est moins tranché que Léo, j’ai appris à faire la part des choses. Après avoir été dans l’excès, j’essaye de suivre l’adage “un esprit sain dans un corps sain”. Je peux encore faire des nuits blanches, si je veux creuser un sujet, mais c’est rare. Et puis je compense avec du sport, le running par exemple, et une alimentation équilibrée.

Les différences entre le travail de deux commerciaux ou de deux experts en webmarketing sont souvent beaucoup plus marquantes qu’entre le travail de deux développeurs. En tech, quel est l’intérêt d’avoir des profils complémentaires ?

LF : Comme je coupe à 100% en dehors de mon boulot, j’ai parfois l’impression d’être moins fort sur la veille, de rater des infos que mes collègues auraient pu voir passer. Mais, en même temps, on se dit souvent que nos différences nous permettent d’apporter des réponses plus complètes à nos clients, de ne pas rester figés dans nos convictions.

TC : Notre passion pour notre métier nous relie, peu importe le temps que l’on y passe. L’important est de partager des valeurs et une vision commune de ce que la tech apporte aujourd’hui. On ne va pas se le cacher, c’est une passion qui n’est pas partagée par tout le monde. Qui questionne parfois. Avoir des profils différents, c’est une chance pour une équipe tech.

DH : Ce qui est certain, c’est que nous avons tous les trois un vrai enthousiasme pour l’innovation et que nous souhaitons le partager. Contrairement à d’autres structures où la mentalité est « tu veilles la nuit, tu produis la journée », chez nous, c’est beaucoup plus flexible, pragmatique et donc humain.

« L’intégration toujours plus forte de la technique à l’ensemble des fonctions de l’entreprise nous force à accepter un rôle stratégique plus poussé de nos métiers, qui intègrent désormais une importante dynamique de conseil. »

Quelles sont vos missions à l’agence ?

LF : La première mission consiste à créer des outils pour l’interne. Nous développons des solutions technologiques qui optimisent le travail quotidien des autres équipes de l’agence. Ces solutions leur permettent d’aller au-delà de ce que les experts d’une agence classique pourraient proposer.

DH : La seconde mission est de coordonner la production pour nos clients. Elle est réalisée en externe, par un pool de partenaires auxquels nous faisons appel selon les spécificités du cahier des charges. A cette seconde mission s’ajoute une tâche complémentaire, qui consiste à conseiller nos clients sur les aspects techniques de leurs dispositifs digitaux.

Beaucoup d’agences de communication digitale fonctionnent avec de l’externalisation, coordonnée par les responsables projets, et non pas par des développeurs de profession. Pourquoi est-il important que ces prestataires soient coordonnés par des dev selon vous ?

TC : Faire coordonner des prestations tech par des développeurs est une assurance qualité indispensable. Nous avons des prestataires de longue date, que nous n’appelons d’ailleurs plus prestataires mais partenaires, avec lesquels nous pouvons travailler en toute confiance. Mais, pour certains projets, nous faisons appel à de nouveaux prestataires. Pour éviter tout problème et avoir le juste prix, il faut qu’une agence ait la compétence technique en interne.

LF : Au-delà des avantages sur tel ou tel projet, c’est aussi l’opportunité d’incorporer l’esprit tech dans la culture d’une entreprise. Dans les métiers que nous faisons, la tech est partout, elle intervient à tous les niveaux …

DH : … oui, et comme on dit, “le diable est dans les détails”. Or, ce qui fait la réussite globale d’un projet, ce sont justement ces détails. Si la réflexion tech n’est pas intégrée au plus tôt dans les projets, des difficultés vont apparaître dans la phase de développement. Et c’est souvent trop tard. Un bon conseil que nous pouvons donner à une personne qui souhaite faire travailler une agence digitale est de vérifier que la technique est bien intégrée, à la fois dans le projet à venir et dans la culture de l’agence choisie.

Comment est-ce que vous voyez l’évolution du rapport entre le développement et les autres fonctions de l’entreprise ?

TC : Aujourd’hui, les solutions trouvées par les décideurs intègrent toujours plus la technique. Par exemple, hier, lorsqu’un responsable de communication interne traitait un problème, l’aspect technique de la réponse n’était pas ou peu abordé. Aujourd’hui, il lui faut absolument prendre en compte les solutions et les outils que la technologie peut apporter. L’intégration toujours plus forte de la technique à l’ensemble des fonctions de l’entreprise nous force à accepter un rôle stratégique plus poussé de nos métiers, qui intègrent désormais une importante dynamique de conseil.

DH : S’ils ne veulent pas avoir à traiter des demandes irréalisables, les développeurs doivent faire évoluer la culture de l’entreprise. Nous tapons souvent sur les autres fonctions qui n’intègrent pas assez rapidement le développement dans leurs réflexions, mais il faut reconnaître qu’un développeur doit aussi être capable de “marketer” son travail, de manière à convaincre les porteurs de projets de faire appel à eux en amont du projet.

« Passer par un abonnement, cadré par des méthodes agiles, permettrait d’écarter encore davantage la fonction tech d’une simple image de support, et de la faire vivre dans sa fonction de conseil, nécessairement évolutive. Ce modèle demanderait une nouvelle considération de la notion de budget de la part de nos clients. Ils ne seraient plus entièrement fixes, mais évolutifs à la marge. »

Concrètement, qu’avez-vous mis en place à l’agence, de manière à diffuser cette culture tech ?

TC : Tout n’a pas été simple au début. Il fallait convaincre, devenir légitime. Pour cela, je pense qu’il faut se montrer pédagogue, comprendre que ce ne sont pas deux mondes qui s’opposent et donc ne pas faire comme si nous avions la connaissance, que nous apportions la lumière. Et cela passe par une foule de détails : nos comportements, notre intérêt pour les autres problématiques de l’agence, notre proactivité et beaucoup de collaboration.

LF : Avant tout, il faut préciser que le changement n’est pas venu de nous. C’est une prise de conscience des associés, de la direction (Séverine, Arnaud, Vincent et Christian) et de nos collègues, qui a fait que la tech est arrivée au centre des attentions.

DH : Les tech doivent se forcer à être à l’origine de certains projets. Cela veut aussi dire que les décideurs doivent leur donner les moyens d’initier ces projets. Chez nous, par exemple, toute la dynamique innovation est désormais portée par Thomas, un développeur donc, alors qu’elle était jusqu’alors portée par la communication et le marketing. Cela demande des compétences différentes pour Thomas, le leadership et les capacités d’organisation par exemple, mais c’est en faisant ces efforts que nous réussissons à faire évoluer les pratiques de l’organisation.

Qu’attendent vos collègues et vos clients de vous ?

LF : Dans beaucoup d’entreprises, la technique est perçue comme une limite. On a l’impression que la créativité des équipes s’arrête là où la technique ne veut pas prendre le risque. C’est absurde, ce devrait être l’inverse !

TC : On cherche absolument à valoriser la culture de l’exploration, car elle permet de ne pas se donner de barrière devant un client. Lorsqu’une maquette est conçue, nous travaillons en binôme avec les designer UX ou UI, de manière à proposer des pistes innovantes et surtout réalisables. Il est indispensable que notre équipe soit capable de sortir de sa zone de confort à tout moment. Si une technologie est pertinente, on se penche dessus. Avec Damien par exemple, nous utilisons Docker, une plateforme open-source qui force à adopter une autre façon de penser le développement. Tester sans cesse des technos, c’est faire en sorte de s’adapter aux mieux aux besoins de nos clients, et non les contraindre à s’adapter à quelques unes en particulier. C’est aussi ce qui fait notre valeur ajoutée et on voit bien que les clients apprécient.

Maintenant que la tech est un élément de la culture Intuiti, quelle est la prochaine étape pour vous ?

DH : Je pense que la prochaine étape se situe dans l’évolution du rapport avec le client. En quelques mois, nous avons vu nos clients changer. Au début, nous étions surtout en rapport avec eux pour régler tel ou tel problème. Maintenant, nous intervenons régulièrement aux côtés de nos collègues sur le plan stratégique, puisque nos clients, à l’image de Manitou ou Terres de Fenêtre, nous le demande. Nous apportons une véritable valeur ajoutée en conseil sur l’ensemble de la chaîne. Et c’est là que se situe toute la différence.

LF : Nous sommes convaincus qu’un nouveau paradigme, basé sur la confiance en la tech, est possible. Il y a 10 ans, les modèles en SaaS étaient ultra-minoritaires. Personne ne souhaitait payer un abonnement pour un service web. Aujourd’hui, c’est une norme. L’évolution que nous souhaitons apporter à la prestation informatique est la même. Grâce à une meilleure compréhension du travail des développeurs, nécessairement agile, les donneurs d’ordre feront confiance au modèle d’abonnement.

TC : Passer par un abonnement, cadré par des méthodes agiles, permettrait d’écarter encore davantage la fonction tech d’une simple image de support, et de la faire vivre dans sa fonction de conseil, nécessairement évolutive. Ce modèle demanderait une nouvelle considération de la notion de budget de la part de nos clients. Ils ne seraient plus entièrement fixes, mais évolutifs à la marge. Nous savons que certains clients seraient prêts à tenter le coup, à commencer par nos clients historiques, qui nous suivent justement pour notre capacité à casser les codes. C’est un appel du pied !

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Lexique :

*développeur full-stack :  Désigne un développeur capable de créer un outil informatique (logiciel, application, site web…) tout seul de A à Z. Il prend ainsi en charge l’empilement complet des composantes de cet outil

*développeur front-end : Sa mission est de rendre les sites Internet ergonomiques et accessibles pour les internautes en développant une interface claire, rapide et facile à utiliser. Au quotidien, le développeur Front-End s’occupe donc de programmer l’interface des sites Internet en fonction du cahier des charges de son client et des impératifs liés à l’accessibilité et à la compatibilité entre les navigateurs.

 

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