Social Media

Ello les copains !

Le petit dernier né des réseaux sociaux fait le buzz ! Catalogué de “anti-Facebook” par un grand nombre de blogs et médias, il s’affiche sans pub et sans récolte de données utilisateurs.

 

PARTIE 1 : Marielle a testé pour vous

Ello, c’est quoi ?

C’est un réseau social gratuit créé par des artistes et designers. C’est à l’origine une plate-forme privée mais l’engouement pour Ello est tel qu’une version « pour tous » est créée.

Le parti pris ? Il s’agit d’un réseau social dépourvu de toute publicité et respectueux de votre vie privée (c’est promis, ils ne vendront pas nos données personnelles… Même s’ils avouent en collecter certaines).

Pour accéder à Ello, il faut y être invité par un ami ou effectuer une demande d’invitation sur la page d’accueil du site.

Au niveau de l’interface

C’est clean : c’est noir et blanc, pas de fioritures, une interface simple. On ressent effectivement bien la plate-forme réalisée par des « artistes et designers ». J’ai un peu de mal à comprendre toutes les fonctionnalités (ex : « Noise » : il s’agit en fait d’une liste de profils que l’utilisateur décide de suivre de loin, sans être amis) et je mets 3 min à comprendre qu’il n’y a pas de bouton « valider » dans l’onglet « paramètres ».

Bon et on y fait quoi sur Ello ?

  • Comme dans à peu près n’importe quel réseau social, la plate-forme nous permet de personnaliser peu son profil : ajout d’un header et d’une photo de profil, renseigner sa bio

  • Comme dans n’importe quel réseau social on y retrouve le système d’amis qui s’apparente à celui déjà existant sur Twitter : followers/following

  • Comme dans à peu près tout réseau social, la plate-forme nous permet de poster une publication sur son mur : (visuel, lien, texte…) qui peut-être commentée par nos pairs

ello réseau social

 

PARTIE 2 : Nous décryptons l’info

Back to basics

Au départ, comme de nombreux side-projects, Ello naît d’un besoin, celui de discuter entre amis sans être dérangé par du contenu indésirable (entendez par là, publicité pushée). Comme l’annonce son créateur Paul Budnitz, “We really built it for ourselves first”.

Dans le manifeste publié sur le réseau social, les fondateurs veulent revenir aux fondamentaux “We believe a social network can be a tool for empowerment. Not a tool to deceive, coerce and manipulate — but a place to connect, create and celebrate life”.

Oh ! Une licorne !

Ok, donc là, c’est tout mignon, mais ne nous voilons pas la face, à un moment donné, il faudra gagner de l’argent pour rentabiliser le projet. D’autant plus que l’on sait qu’en mars dernier, FreshTracks Capital a posé sur la table près de 500 000 dolars. Il va bien falloir rembourser ce VC.

Ello résistera-t-il à la tentation d’aller financer son projet par de la publicité achetée par les marques qui ne souhaiteront pas passer à côté d’un terrain vierge de concurrents ?

Certaines entreprises ont déjà sauté le pas : le journal Anglais The guardian ou encore Netflix y sont déjà présents.

Innovation de business model ?

N’est-ce pas plutôt le moment d’innover un peu ? De croiser différents business models existants pour en créer un nouveau sur les réseaux sociaux ?

Les utilisateurs de Facebook, quelque soit leur âge expriment de plus en plus leur mécontentement quant au Page Rank : “Je ne vois même plus les news de mes amis ou des marques que j aimais bien”. Quant aux ados, si l’on en croit les derniers chiffres, ils commencent très sérieusement à déserter Facebook, pour se tourner de plus en plus vers Twitter ou Instagram où le dialogue entre amis reste pour le moment privilégié.

Mais alors, en tant qu’utilisateur, doit-on payer pour avoir la paix ? Doit-on payer pour ne pas se laisser envahir par les marques ?

La réponse est oui ! Si vous en êtes offusqués, désolée, mais c’est la vérité. Après tout, cela vous dérange-t-il de débourser 10 € par mois sur Spotify pour ne plus avoir de publicité entre 2 sons que vous aimez ? Je ne crois pas. Il faut arrêter de penser que sur Internet tout est gratuit !

Pour terminer, la question reste ouverte, mais seriez-vous prêt à payer pour avoir la paix sur un réseau social, pour pouvoir dialoguer tranquillement avec vos amis sans que les marques s’en mêlent ?

 

Lire c'est bien, partager c'est bien aussi 😉

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Claire Gallic
Curieuse, enthousiaste et exploratrice d'univers multiples, je suis passionnée par le numérique ! Ma casquette de responsable communication & innovation chez Intuiti m'amène à traiter de nombreux sujets. Nous pouvons en discuter si vous le souhaitez :-)
2 Commentaires
  • Claire Gallic
    Posté le 15/10/2014 à 06:04

    Merci pour votre contribution ! Nous sommes d’accord sur le fait que des modèles premium peuvent être inventés et mis en place à partir du moment où une vraie valeur ajoutée est apportée à l’utilisateur. Évidemment, des modèles freemium peuvent cohabiter mais des “contraintes” sont à accepter (comme de l’affichage de publicités par exemple).

  • Lemaire
    Posté le 15/10/2014 à 04:49

    +10 pour le modèle payant.

    Ca marche bien pour @si et mediapart (100 000 abonnés)

    Par contre, quid de cette interface “simple et clean” ?

    https://medium.com/@jvdgoot/ello-a-design-disaster-d53022ab3a62

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